| A Tire d'aile
n°5 - Juillet 2000 | ||
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Un ciel d'espoir L'oiseau ouvre les portes De mon cœur, me transporte Loin, là-bas, sur la mer De mon imaginaire. L'oiseau, sous un ciel gris Son corps noir resplendit. J'en oublie mes souffrances, Ma lourde différence. De le voir fendre l'air, Je ressens le besoin De décoller de terre. Oh, merveilleux pouvoir De s'envoler serein Dans un grand ciel d'espoir ! | B.G.   |
Le Matin Derrière la montagne, a surgi, soudain, Le soleil, d'abord disque rouge puis astre flamboyant Ses premiers rayons dans le jour naissant Eclairent la cime neigeuse du Mélézin. En dessous, une multitude de sapins Comme des soldats bien alignés Montent la pente en rangs serrés Sur les arbres, des nuages blancs, aériens, Restent accrochés comme endormis Encore, après la nuit. Sous le vert sombre des forêts, Une rivière, en bas dans la vallée La Guisane, derrière un rideau de peupliers Porte à la grande Durance, ses flots argentés. Dans le lointain, au milieu des prairies, On voit des petites maisons aux toits gris Disséminées au long des chemins, Elles semblent si proches pourtant Que comme des jouets d'enfants On voudrait les prendre dans sa main. Près de nous, un petit oiseau Salue, par son chant, le jour nouveau, Ces lieux d'où l'on peut voir ces merveilles Se nomment Chantoiseau et Chantesoleil. | ||